La notion khunienne de « groupe » de recherche. Analyse de la complexité des rapports entre l’épistémologie et l’éthique
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Résumé
Cet article vise à montrer à partir de l’historiographique kuhnienne que l’épistémologie contemporaine est plus qu’une simple étude critique sur les productions des scientifiques, c’est-à-dire qu’elle étudie le comportement des scientifiques. Kuhn étudie les théories épistémologiques existantes entre « tradition et changement » en fonction des exigences éthiques de la science. Mais celles-ci n’excluent pas le droit aux considérations théoriques et sociopolitiques sur la communauté des scientifiques. Elles s’entendent comme un autre type de « vivre-ensemble » que l’on tend à réduire à une dimension purement sociopolitique. De la logique de la science aux révolutions scientifiques, Kuhn pense que la communauté des scientifiques est un « groupe », un « corps » par excellence de productions des scientifiques. Ils travaillent en symbiose, relativement soit de façon isolée, soit en groupe d’experts. Son historiographie couplée aux considérations métahistoriques sur l’épistémologie s’écarte ainsi des sentiers battus de la méthodologie classique du fait de « l’objectivité scientifique » qui est produite en communauté scientifique faisant preuve de tolérance en matière épistémologique.