Le mpox en République du Congo : d’une épidémie rurale et locale à une épidémie urbaine et nationale

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Étienne PAKA
Cédrique Alphonse Bienvenu GOLO BANDZOUZI

Résumé

Le monde a connu deux vagues épidémiques de mpox depuis 2022. Cette étude analyse la dynamique spatiotemporelle des épidémies de mpox en République du Congo. Les données proviennent du ministère de la santé et d’une revue bibliographique. Elles ont été traitées sur Excel et ArcGis 10.8 pour la réalisation des figures, des tableaux et des cartes. Deux périodes caractérisent la dynamique spatiale du mpox au Congo. De 2003 à 2020, les épidémies restent cantonnées dans quelques localités rurales enclavées en zone forestière au nord du pays, principalement dans le département de la Likouala frontalier des régions endémiques de mpox en RDC et en RCA. Il cumule 83% des cas suspects (158/191) et 84% des cas confirmés (22/26) durant cette période, les hommes (58%) et les enfants de moins de 15 ans (69,2%) étant les plus touchés. La période de 2022 à 2025 marque une extension spatiale des épidémies au sud du pays et une augmentation de 297 % des cas suspects et de 227% des confirmés par rapport à la période précédente. Au premier semestre 2025, les villes de Brazzaville et Pointe-Noire représentent 63% des cas confirmés au niveau national, les adultes de 25 à 49 ans (52%) et les hommes (54%) étant les plus infectés. La présence des profils ruraux et urbains du mpox, ainsi que l’évolution de la structure par âge de la population à risque suggèrent l’existence de facteurs locaux d’émergence et de diffusion des épidémies de mpox. Cela implique d’adapter les stratégies concernant la surveillance épidémiologique.

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