Traite des esclaves et situation sanitaire au Loango (XVIIe-XIXe siècle)
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Résumé
La traite négrière atlantique a eu des répercussions négatives sur la santé des populations des régions côtières de l'Afrique, y compris celles de Loango. Du XVIIe au XIXe siècle, le Loango a été une plaque tournante importante du trafic négrier. Les conséquences de ce négoce inhumain dans différents domaines de la vie sanitaire, sociopolitique, économique et culturelle ont été pendant longtemps dévastatrices pour les sociétés africaines. La traite des esclaves a contribué à la multiplication et à la propagation des maladies épidémiques. Les navires des négriers, souvent surpeuplés et insalubres, étaient des foyers de plusieurs
maladies comme la dysenterie, le scorbut, les infections parasitaires et sexuellement transmissibles (syphilis, blennorragie, etc.). Ces maladies ont eu un impact direct sur la santé des habitants du Loango et sur les captifs africains destinés aux Amériques. La traite a multiplié les maladies au Loango. Elle a rendu la situation sanitaire des populations autochtones préoccupante, car il fallait trouver des stratégies
thérapeutiques et des moyens préventifs pour éradiquer ces maladies endémo-épidémiques. Ainsi, en s’appuyant sur les textes anciens et quelques travaux publiés, cette contribution se propose de faire un état
des lieux de la situation sanitaire au royaume de Loango, entre les XVIIe et XIXe siècles.
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